Un peu de nos moments de vie en famille, durant nos séjours en Afrique, en Guadeloupe, en Polynésie, en Europe, au Mexique, en Australie. Certains voyages sont de mes enfants. Email:jambodany@me.com



La gondole aujourd’hui utilisée à Venise est constituée de 280 morceaux de bois (chêne mélèze, noyer, cerisier, tilleul, cèdre et contreplaqué) et de deux pièces métalliques situées en proue et en poupe. L’embarcation mesure 10,80 mètres de long et 1,38 mètres de large pour un poids de 600 kilogrammes.

Basse et légère pour être maniable, elle est propulsée par un seul rameur qui se tient debout à l’arrière gauche en ramant du côté droit, d’où l’asymétrie de la gondole, modification introduite au XIXe siècle. L’axe transversal est ainsi décalé vers la droite pour tenir compte du poids du gondolier tandis que le côté gauche est plus courbé afin de garder une trajectoire droite.
L’unique rame est constituée de bois indonésien et mesure 4,20 mètres. Plate, elle n’est pas fixée, ce qui permet de la dégager rapidement, et s’appuie simplement sur la forcola, pièce en bois généralement constituée de noyer, coupée dans un seul morceau de bois et taillée selon les mensurations du gondolier. Les morsi (mors), ces huit échancrures arrondies, sont utilisés pour ramer. Chacun est utilisé pour une manœuvre précise (marche avant, marche arrière, virage court, rotation sur place). Le cavai (« cheval »), ornement à mi-longueur de la gondole au niveau des accoudoirs, représente des figures allégoriques comme un hippocampes ou une sirène.
Le fero de prova (terme venitien pour désigner la figure de proue de la gondole) était à l’origine utilisé pour contrebalancer le poids du gondolier. Au cours du XVIIe siècle, il acquit une symbolique précise. Les six barres horizontales parallèles symbolisent les six sestieri (« quartiers ») de Venise et la barre située en arrière l’île de la Giudecca. La courbure symbolise quant à elle le Grand Canal. Enfin, l’espace vide formé par la rencontre de la figure supérieure et de la première barre représente le Pont du Rialto. Il est toujours blanc.
Les squeri construisent les gondoles tandis que les remeri fabriquent les rames et sculptent les forcola. Il faut actuellement environ un mois pour fabriquer une gondole, dont le modèle standard coûte 20 000 euros.

Aujourd’hui, la gondole n’est plus utilisée que par les touristes. Si aujourd'hui, 400 gondoliers ont un permis de navigation, on a estimé à 10 000 le nombre de gondoles au XVIe siècle.

Les gondoliers constituaient autrefois un caste à part, qui voulait qu'un père transmette les secrets de son savoir à l’un de ses fils.
Ce système a disparu depuis 1980 et le gondolier est désormais sélectionné sur concours ouverts à tous. A l’examen il faut non seulement prouver sa science de l’aviron, son sérieux pour l’entretien de la barque, mais également sa manière diligente et courtoise d’accueillir les touristes et de les aider à s’installer confortablement. La connaisance de langues étrangères est bien évidemment un plus.

En 2009, une première femme a obtenu l'autorisation de conduire une gondole, elle officie dans le quartier de Dorsoduro.
L’une des ambitions du gondolier est de participer un jour au championnat annuel : gagner le concours et appartenir à une famille qui comprend des lauréats est très important. La plus grande course annuelle est la Regata Storica.

S’entrainer pour la gagner est un souci constant car les concurrents sont très nombreux. Aligner deux ou trois succès, classe le jeune rameur parmi les plus solides réputations.

La course atteint cinq kilomètres, qu’il faut souvent parcourir en pleine chaleur.
